Direction générale de l’aviation civile : missions, organisation et contacts officiels
La Direction générale de l’aviation civile contrôle, régule et sécurise le transport aérien français.
- Sécurité, sûreté et transition écologique : ses trois priorités.
- Autorité lanceur d’alerte via le décret 2022-1284.
- Notification des incidents encadrée par le règlement UE 376/2014.
- Prestataire de navigation : 5 CRNA et 11 SNA.
- Régulateur des compagnies, aéroports et clients du transport aérien.
Les missions de la DGAC
La Direction générale de l’aviation civile occupe une place centrale dans le paysage aérien français. Sous l’autorité du ministère chargé des transports, elle veille au quotidien sur un secteur qui transporte des millions de passagers et constitue un pilier de l’économie nationale. Ses missions s’articulent autour de trois priorités : la sécurité, la sûreté et la transition écologique.
Les missions régaliennes de sécurité et de sûreté
La sécurité du transport aérien reste la préoccupation permanente de la DGAC. Cette mission régalienne se décline en plusieurs actions concrètes menées au quotidien sur l’ensemble du territoire.
- Garantir la sécurité du transport : contrôle des aéronefs, des équipages et des infrastructures.
- Surveiller industriels et navigants : vérification des constructeurs, compagnies et personnels.
- Contrôler compagnies et aéroports : inspections régulières et délivrance des agréments nécessaires.
- Réguler le secteur aérien français : application des normes nationales et européennes.
La DGAC agit également comme autorité lanceur d’alerte, désignée par le décret n° 2022-1284 du 3 octobre 2022. Ce rôle permet aux professionnels comme aux particuliers de signaler des manquements graves en matière de sécurité aérienne. Un formulaire de contact dédié facilite ces signalements externes.
Sur le plan européen, le règlement UE n° 376/2014 encadre la notification des événements de sécurité. La DGAC encourage une culture du retour d’expérience : chaque incident, même mineur, peut être déclaré afin d’améliorer les procédures et de prévenir les accidents.
La sûreté, distincte de la sécurité, couvre la protection contre les actes de malveillance. Elle concerne le contrôle des passagers, des bagages et des accès aux zones réservées des aéroports.
Le rôle de régulateur et de prestataire de services
La DGAC ne se contente pas de contrôler : elle régule et fournit des services essentiels. En tant que régulateur, elle fixe les règles applicables aux compagnies aériennes, aux aéroports et aux clients du transport aérien. Elle veille au respect de la concurrence et à la qualité du service rendu aux usagers.
La DGAC est aussi un prestataire de services de navigation aérienne. Ce rôle couvre la gestion des cinq centres en route de la navigation aérienne (CRNA) et des onze services de la navigation aérienne (SNA). Ces structures assurent le guidage des aéronefs, la gestion des flux de trafic et le bon fonctionnement des tours de contrôle.
Son action s’étend également à la transition écologique, avec la réduction des nuisances sonores et atmosphériques, et au développement de l’aviation légère ainsi qu’à la formation des futurs professionnels du secteur.
Réseaux sociaux et communication DGAC

La DGAC communique régulièrement auprès du grand public, des professionnels du secteur et de ses propres agents. Pour suivre son actualité, plusieurs canaux officiels sont accessibles gratuitement.
- LinkedIn : page Direction Générale de l’Aviation Civile pour l’actualité institutionnelle et les recrutements.
- YouTube : playlist Aviation civile regroupant vidéos pédagogiques et reportages sur les métiers.
- Aviation Civile Magazine : publication officielle, avec un numéro spécial consacré aux 50 ans de la DGAC.
- Newsletter Terre à Terre : lettre d’information dédiée aux enjeux environnementaux et à la transition écologique.
À découvrir aussi
Pour prolonger la lecture, le guide des SUP AIP pour télépilotes détaille la lecture des documents aéronautiques officiels. Côté marine, les drones navals de la Marine nationale couvrent surveillance et renseignement. Enfin, un voyage en avion avec un drone impose de retirer la batterie et de la transporter en cabine.
La DGAC encadre aussi la formation des futurs pilotes : avant l’examen théorique, il faut avoir débuté en aéroclub et accumulé de l’expérience en vol, avec un certificat médical classe 2 obligatoire et un premier lâché possible dès 15 ans.
Facebook et Instagram via les ministères de tutelle
La DGAC ne gère pas de comptes propres sur Facebook et Instagram. Ces réseaux sont animés par les ministères de tutelle, qui relaient les messages liés au transport aérien et à la sécurité.
Aviation Civile Magazine et newsletter Terre à Terre
Le magazine Aviation Civile Magazine constitue la vitrine éditoriale de la direction. Son numéro 405 est un spécial 50 ans de la DGAC, l’occasion de revenir sur l’histoire et les missions de l’institution.
La newsletter Terre à Terre cible plus spécifiquement les sujets de développement durable : nuisances sonores, émissions atmosphériques et actions de l’administration en matière d’exemplarité environnementale.
Ces outils complètent le site officiel dgac.gouv.fr, où sont regroupés les e-services, les formulaires de contact et l’ensemble des publications réglementaires.
Organisation et services de la DGAC
Les trois grandes directions internes
La DGAC s’articule autour de trois pôles distincts qui couvrent l’ensemble de ses activités. Cette séparation garantit à la fois la rigueur de la surveillance et l’efficacité opérationnelle.
- Pôle régalien : élabore la réglementation et contrôle son application.
- Prestataire de navigation aérienne : assure le contrôle du trafic en route et en approche.
- Autorité de surveillance : certifie compagnies, aéroports et industriels.
- Secrétariat général : gère personnel, finances, juridique, médical et systèmes d’information.
Le maillage territorial en France et Outre-mer
Pour être au plus près des acteurs du transport aérien, la DGAC s’appuie sur un réseau dense de services déconcentrés. Environ 8 DSAC régionales couvrent le territoire, dont les Antilles-Guyane, Centre-Est, Nord, Nord-Est, Océan-Indien, Ouest, Sud, Sud-Est et Sud-Ouest. Ces directions assurent la surveillance de proximité des opérateurs et personnels navigants.
Les services Outre-mer, dont la Polynésie française, relèvent également de cette organisation. Ils adaptent les missions régaliennes aux spécificités locales.
Côté navigation aérienne, le maillage repose sur 5 centres en route de la navigation aérienne (CRNA) et 11 services de la navigation aérienne (SNA). Les CRNA gèrent le trafic en croisière, tandis que les SNA pilotent les approches et les tours de contrôle des aéroports. Ce dispositif permet à la DGAC d’assurer une couverture continue de l’espace aérien français.
Coordonnées et contacts de la DGAC
Que vous soyez un particulier, une compagnie aérienne, un aéroport ou un élu local, la DGAC met à disposition plusieurs points de contact selon votre besoin. Le siège parisien centralise les demandes institutionnelles, tandis que les directions de la sécurité de l’aviation civile (DSAC) régionales traitent les sujets de proximité.
| Entité | Adresse postale | Téléphone | Usage recommandé |
|---|---|---|---|
| Siège DGAC | 50 rue Henry Farman, 75720 Paris cedex 15 | 01.58.09.43.21 | Demandes institutionnelles et presse |
| DSAC Sud | Allée Saint-Exupéry, 31703 Blagnac | 05.67.22.90.00 | Surveillance des acteurs aéronautiques du Sud |
| DSAC Sud-Est | 1 rue Vincent Auriol, 13617 Aix-en-Provence Cedex 1 | Non communiqué | Suivi des opérateurs du Sud-Est |
| DSAC Nord | 9 rue de Champagne, 91200 Athis-Mons | Non communiqué | Contrôle des activités aériennes du Nord |
| DSAC Ouest | Aéroport Brest Bretagne, 29806 Brest Cedex 9 | Non communiqué | Surveillance des acteurs de l’Ouest |
Ces antennes régionales couvrent l’ensemble du territoire métropolitain, avec des implantations complémentaires comme la DSAC Océan Indien, la DSAC Antilles-Guyane ou encore les services dédiés à la Polynésie française. Chaque DSAC assure localement la surveillance des industriels, des compagnies et des personnels navigants de sa zone.
Pour signaler un événement de sécurité ou une situation préoccupante, un formulaire de contact dédié existe. La DGAC agit aussi comme autorité lanceur d’alerte depuis le décret n° 2022-1284 du 3 octobre 2022, ce qui permet à tout agent ou professionnel de remonter une alerte en toute protection.
Les incidents de sûreté, notamment ceux liés aux objets interdits en cabine, se déclarent directement auprès de la DSAC compétente. À titre d’exemple, la DSAC Océan Indien dispose d’une adresse dédiée : [email protected]. En cas de doute sur le bon interlocuteur, le site dgac.gouv.fr oriente l’usager vers le service adapté.
Sécurité et sûreté du transport aérien
La sécurité et la sûreté du transport aérien constituent la mission première de la DGAC. Au quotidien, ses agents surveillent les industriels, opérateurs et personnels navigants pour vérifier le respect des règles de sécurité. Ce contrôle permanent s’applique à tous les acteurs de la chaîne aérienne, de la formation des pilotes à la maintenance des aéronefs.
Dans ce cadre, la DGAC traite les signalements d’événements de sécurité conformément au règlement UE n°376/2014, qui encadre leur notification. Chaque service dédié dispose d’une adresse pour recueillir ces retours du terrain, à l’image du formulaire d’incident de la DSAC Océan Indien. Ce dispositif permet d’analyser les incidents et d’améliorer en continu les pratiques du secteur.
Depuis le décret n°2022-1284 du 3 octobre 2022, la DGAC est aussi désignée autorité lanceurs d’alerte. Tout professionnel peut y signaler une atteinte grave à la sécurité du transport aérien via un formulaire de contact dédié. Ce canal garantit une prise en charge des alertes par une autorité indépendante.
Transition écologique et développement durable
La transition écologique est intégrée au cœur de l’action de la DGAC. L’administration agit sur deux fronts : la réduction des nuisances sonores et atmosphériques autour des aéroports, et la diminution de son propre impact environnemental. Elle publie notamment ses bilans d’émissions de gaz à effet de serre (BEGES), dont le premier a couvert l’intégralité de ses sites et activités.
Le dialogue avec les élus et les riverains des aéroports constitue un volet central de cette mission. La DGAC accompagne les territoires dans la gestion des nuisances, en lien avec les exploitants d’aéroports et les compagnies aériennes, afin de concilier activité aérienne et qualité de vie des habitants.
En interne, la DGAC applique une démarche d’administration exemplaire : suivi des consommations, maîtrise des émissions liées à ses activités et intégration du développement durable dans son fonctionnement quotidien. Cette approche vise à réduire l’empreinte environnementale de l’ensemble de ses services, en métropole comme en Outre-mer.
Navigation aérienne et espace
La DGAC ne se contente pas de contrôler les compagnies et les aéroports. Elle assure aussi, au quotidien, la circulation des avions dans le ciel français. Ce rôle de prestataire de services de navigation aérienne concerne tous les vols : lignes commerciales, jets d’affaires, aviation légère et hélicoptères.
Concrètement, des contrôleurs aériens guident les appareils depuis le décollage jusqu’à l’atterrissage. Ce service fonctionne 24 heures sur 24, y compris pour les survols du territoire sans escale en France.
Une organisation en deux niveaux
Les cinq centres en route de la navigation aérienne (CRNA) prennent en charge les avions en phase de croisière, à haute altitude. Ils couvrent de vastes portions de l’espace aérien français et coordonnent les trajectoires pour maintenir des séparations sûres entre appareils.
Les onze services de la navigation aérienne (SNA) gèrent, eux, les phases plus proches du sol : approche des aéroports, circuits d’attente et décollages. Ils travaillent en lien direct avec les tours de contrôle implantées sur les plateformes.
Le financement par les redevances
Ces services ne sont pas financés par l’impôt mais par les usagers. Les compagnies aériennes et les autres opérateurs paient des redevances de navigation aérienne, dont la gestion figure dans le budget annexe BACEA (Budget annexe contrôle et exploitation aériens).
Ce mécanisme garantit l’autonomie financière du système et permet d’investir dans la modernisation des équipements radar et des outils de contrôle. La DGAC reste ainsi un acteur central de la fluidité du trafic aérien en France et en Europe.
