DJI Mini 5 Pro Test : Capteur 1 Pouce, LiDAR et Verdict Complet
Le DJI Mini 5 Pro passe au capteur 1 pouce et reste sous 250 g.
- Capteur CMOS 1 pouce 50 Mpx, hérité du DJI Air 3S.
- Vidéo 4K à 120 ips pour des ralentis fluides.
- Reste sous 250 g pour la classe C0 (vérifié).
- Plage dynamique de 14 stops, contre 10 auparavant.
- 21 à 26 min en vol réel, 29 min en stationnaire mesuré.
Qualité d’image, capteur 1 pouce et performances photo/vidéo
La grande nouveauté du DJI Mini 5 Pro réside dans son capteur CMOS 1 pouce d’une définition de 50 Mpx. Il s’agit d’une première sur la gamme Mini, qui hérite ici d’un capteur similaire à celui du DJI Air 3S. Cette augmentation de taille par rapport aux modèles précédents promet un net progrès en basse lumière, avec une plage dynamique annoncée à 14 stops.
L’objectif propose une focale équivalente de 24 mm avec une ouverture de f/1,8. En photo, le capteur 50 Mpx permet des recadrages généreux. En vidéo, le drone monte jusqu’en 4K à 120 images par seconde pour des ralentis fluides, avec un débit maximal de 130 Mb/s.
| Point testé | Mini 5 Pro | Mini 4 Pro précédent |
|---|---|---|
| Capteur | 1 pouce CMOS | 1/1,3 pouce CMOS |
| Définition photo | 50 Mpx | 48 Mpx |
| Plage dynamique | 14 stops | 10 stops |
| Ralenti max | 4K/120 ips | 4K/100 ips |
| Profils couleurs | 10 bits D-Log M / HLG | 10 bits D-Log M / HLG |
Les profils couleurs 10 bits D-Log M et HLG sont conservés pour l’étalonnage. En conditions difficiles, la plus grande surface du capteur améliore visiblement la gestion du bruit et le rendu des hautes lumières. Le gain est réel pour les utilisateurs exigeants, sans toutefois révolutionner les habitudes de prise de vue.
Autonomie réelle, batteries et durée de vol mesurée

36 min théoriques annoncées : dans des conditions de vol idéales, sans vent et à vitesse constante.
21 min type annoncées DJI : l’autonomie en conditions réelles selon le constructeur.
29 min stationnaire mesurée : obtenue par les testeurs en vol stabilisé, sans déplacement.
21 à 26 min en vol réel mesuré : la fourchette constatée en usage mixte, avec déplacements et rafales de vent.
DJI annonce donc une autonomie théorique de 36 minutes pour le Mini 5 Pro, un chiffre à prendre avec du recul. La valeur « type » de 21 minutes communiquée par le constructeur donne une première indication plus réaliste. Les testeurs qui ont posé le drone en stationnaire mesurent en moyenne 29 minutes, ce qui confirme une bonne endurance en vol immobile.
Dès que l’on déplace l’appareil, la durée de vol chute logiquement. En usage mixte, entre accélérations, montées et virages, l’autonomie réelle mesurée se situe entre 21 et 26 minutes. Cette valeur dépend fortement du style de pilotage et des conditions de vent : en mode Sport, la consommation grimpe et la batterie se vide plus vite. Il est important de comparer avec le Mini 4 Pro, qui annonce 34 minutes en vol stationnaire théorique. Le Mini 5 Pro fait donc un léger pas en arrière sur ce point, probablement compensé par le nouveau capteur et le LiDAR. Pour les longs tournages, prévoyez des batteries supplémentaires.
Enfin, les batteries du Mini 3 et du Mini 4 Pro restent physiquement compatibles, mais leur usage fait perdre la certification C0. Avec la batterie Plus optionnelle, l’autonomie théorique grimpe à 47 minutes, voire 52 minutes selon certaines sources, avec environ 35 minutes en pratique. Attention : ce pack dépasse les 250 g et n’est pas autorisé en Europe en catégorie C0.
Détection d’obstacles, LiDAR et sécurité de vol
Le Mini 5 Pro marque un tournant avec l’intégration d’un LiDAR avant, une première sur un drone de cette catégorie. Concrètement, cela permet une détection d’obstacles nocturne jusqu’à 25 m et une portée de détection LiDAR maximale de 200 m. Combiné aux capteurs fisheye, le système offre une détection omnidirectionnelle à 360° via APAS 5.0, avec une efficacité optimale jusqu’à 15 m/s. Le vol est nettement plus serein, même dans une végétation dense ou par faible luminosité. En conditions réelles, cette technologie élargit considérablement la fenêtre d’utilisation. Le Smart RTH (Retour au point de décollage) fonctionne désormais même à 1 lux, grâce au LiDAR. La plage de détection couvre de 0,5 à 25 m selon la réflexion des surfaces, ce qui sécurise les vols à basse altitude et les manœuvres en espace contraint. Pour le pilote débutant, cette avalanche de capteurs se traduit par une assistance permanente au freinage et au contournement, réduisant fortement le risque de collision. La sécurité n’est plus seulement une option, mais un filet de protection continu.
Suivi du sujet, fonctions automatisées et expérience de pilotage
ActiveTrack 360° et qualité du suivi en conditions réelles
Le DJI Mini 5 Pro embarque une version avancée de l’ActiveTrack 360°. Concrètement, le drone verrouille le sujet et le suit en le gardant parfaitement cadré, même lorsqu’il se déplace latéralement ou en cercle. Le système s’appuie sur la détection d’obstacles omnidirectionnelle à 360° pour contourner activement les arbres et autres obstacles pendant le suivi, plutôt que de simplement freiner devant eux.
En conditions réelles, des testeurs ont poussé le suivi en sous-bois. Le résultat est bon, mais perfectible : le drone peut perdre le sujet en forêt dense, notamment quand une branche passe entre la caméra et la personne suivie. La reprise du sujet est alors manuelle, ce qui reste un comportement attendu sur cette catégorie de drone. La vitesse maximale de contournement efficace est de 15 m/s, ce qui couvre la majorité des usages sportifs en mode suivi.
MasterShots, Waypoints et vols intelligents
Les fonctions automatisées sont au complet et s’intègrent directement dans l’application DJI Fly. On retrouve notamment deux outils clés qui structurent l’expérience de pilotage assisté.
- Waypoints 3.0 inclus : planification de trajectoire avec points de passage et reproduction de vols précis.
- MasterShots automatisés disponibles : enchaînement de mouvements préprogrammés autour du sujet pour un clip monté automatiquement.
- Régulateur de vitesse intégré : permet de ralentir ou d’accélérer la vitesse de déplacement de la nacelle et du drone pour des travées cinématiques.
Ces outils, couplés à la rotation maximale de nacelle de 225°, permettent au pilote de se concentrer sur le cadrage plutôt que sur la technique de vol. L’expérience de pilotage reste fluide, que l’on utilise la télécommande RC-2 avec son écran de 5,5 pouces ou un simple smartphone via Wi-Fi 6.
Conception, poids certification C0 et prise en main
Le DJI Mini 5 Pro conserve l’argument massue de la série : un poids plume de 249,9 g, soit sous la barre des 250 g qui conditionne la certification C0. Cette conformité réglementaire simplifie considérablement l’usage en Europe, puisqu’elle autorise le vol en catégorie ouverte A1, y compris à proximité de personnes non initiées, sans examen supplémentaire. En pratique, quelques variations de poids (entre 251 et 253 g selon les accessoires montés) peuvent apparaître sur une balance de précision, mais la conception du drone est pensée pour rester dans la classe la plus permissive.
Au quotidien, ce format compact se traduit par un encombrement réduit : 9,7 x 15,5 cm replié, et 25,5 x 17,5 cm déplié. Le drone glisse dans un sac à dos classique ou un grand manteau, ce qui en fait un compagnon de voyage idéal. La limite de 120 m de hauteur maximale en catégorie C0 reste la contrainte principale à garder en tête pour les prises de vue aériennes ambitieuses.
| Caractéristique | Valeur Mini 5 Pro | Usage concerné |
|---|---|---|
| Poids total | 249,9 g | Certification C0, vol en A1 |
| Hauteur de vol max | 120 m | Respect réglementaire C0 |
| Résistance au vent | 12 m/s (~43 km/h) | Vol en conditions venteuses |
| Vitesse maximale | 16 m/s (~57 km/h) | Mode Sport |
Poids, dimensions et conformité réglementaire
Avec ses 249,9 g, le Mini 5 Pro s’inscrit dans la continuité de ses prédécesseurs et conserve la précieuse certification C0. Cette dernière est un vrai sésame pour les pilotes débutants : elle évite le passage par un télépilote certifié et autorise le survol de zones habitées, sous réserve de rester sous la barre des 120 m d’altitude. Le format compact, quasi inchangé par rapport au Mini 4 Pro, assure une transition en douceur pour ceux qui migrent d’un modèle antérieur.
En termes de prise en main, la nacelle offre une liberté de mouvement remarquable avec une rotation de 225° sur l’axe de roulis. Cette amplitude permet des compositions verticales natives sans recadrage, un atout majeur pour les contenus pensés pour les réseaux sociaux. La conception globale respire la solidité, avec des bras qui se déploient fermement et un verrouillage sûr.
Nacelle, résistance au vent et vitesse maximale
Côté performances en vol, le Mini 5 Pro se montre étonnamment costaud pour sa catégorie. Sa résistance au vent de 12 m/s (~43 km/h) lui permet de tenir un vol stable dans des conditions qui cloueraient au sol la plupart des drones de moins de 250 g, ce qui élargit les fenêtres de tournage possibles, notamment en montagne ou au bord de mer. La vitesse maximale de 16 m/s (~57 km/h) en mode Sport n’est pas qu’un argument marketing : elle offre une marge de manœuvre réelle pour remonter le vent ou rejoindre rapidement un point d’intérêt.
La nacelle assiste efficacement le pilote : sa rotation de 225° sur le roulis autorise des travellings verticaux fluides et des prises de vue au zénith sans artifices, tandis que la vitesse ascensionnelle de 6 à 10 m/s en mode Sport permet de gagner rapidement de l’altitude pour cadrer une scène. L’ensemble procure une sensation de précision et de contrôle qui rassure immédiatement, même lorsque l’on débute dans le pilotage de drone.
Prix, comparatif avec le Mini 4 Pro et verdict d’achat
Le DJI Mini 5 Pro est proposé en trois packs distincts. Le prix de départ s’établit à 799 € avec la télécommande RC-N3, ce qui place le drone dans la même fourchette que le Mini 4 Pro à son lancement. Le rapport prix/prestations évolue nettement selon le pack choisi, notamment avec l’ajout de la télécommande RC-2 à écran intégré.
| Pack disponible | Prix constaté | Contenu inclus |
|---|---|---|
| Standard RC-N3 | 799 € | Drone, 1 batterie, télécommande sans écran |
| Fly More RC-N3 | 999 € | 3 batteries, hub de charge, sac, RC-N3 |
| Fly More RC-2 | 1 129 € | 3 batteries, hub de charge, RC-2 écran 5,5 pouces |
Des promotions permettent parfois de trouver le pack standard autour de 719 € chez certains revendeurs. Le choix du pack Fly More avec RC-2 reste le plus pertinent pour ceux qui veulent exploiter pleinement la portée de transmission de 10 km sans dépendre d’un smartphone.
Comparatif face au Mini 4 Pro
Le saut générationnel est porté par trois évolutions majeures : le capteur 1 pouce 50 Mpx, le LiDAR avant et les 42 Go de stockage interne. Le Mini 4 Pro plafonne à 2 Go de stockage et conserve un capteur 1/1,3 pouce. Côté autonomie, l’écart se resserre : le Mini 4 Pro annonce 34 minutes en théorie, contre 36 minutes pour le Mini 5 Pro un gain minime qui se ressent peu en conditions réelles. Le LiDAR apporte en revanche un vrai progrès pour la sécurité : il permet le Smart RTH même dans l’obscurité quasi totale, jusqu’à 1 lux.
Verdict d’achat
Ce drone justifie-t-il son ticket d’entrée ? Pour un débutant qui veut un appareil certifié C0 sous 250 g, il n’existe pas de meilleur choix. Le capteur 1 pouce, la détection 360° et la vidéo 4K120 en font le Mini le plus abouti jamais produit. Pour un possesseur de Mini 4 Pro, la mise à niveau est compréhensible mais pas indispensable : l’amélioration d’image est réelle, mais le prix reste élevé pour un gain principalement axé sur la basse lumière et la sécurité nocturne.
Vidéo : modes, profils colorimétriques, stockage et flux de travail
Modes vidéo, profils et réglages disponibles
Le DJI Mini 5 Pro place la barre très haut en matière de rendu vidéo pour un drone de moins de 250 g. Le trio de profils proposé permet de s’adapter à tous les niveaux, du mode Normal 8 bits prêt à diffuser sans étalonnage aux profils avancés pour la post-production. Les cinéphiles apprécieront particulièrement la flexibilité offerte par la profondeur de codage 10 bits, qui réduit considérablement le risque de banding dans les dégradés, notamment lors des vols au coucher du soleil.
- 4K120 : ralenti fluide, idéal pour les scènes dynamiques.
- D-Log M 10 bits : latitude d’étalonnage maximale pour les experts.
- HLG 10 bits : rendu HDR immédiat sans étalonnage complexe.
- Normal 8 bits : rendu flatteur et direct, prêt à partager.
Avec un débit d’enregistrement maximal de 130 Mb/s et une prise en charge des codecs H.264/H.265, vous conservez une excellente qualité d’image tout en maîtrisant la taille des fichiers. L’ouverture fixe à f/1,8 sur une focale de 24 mm garantit des images nettes et lumineuses, même lorsque la lumière baisse. Il est conseillé de choisir un profil en amont du vol, car le passage du mode Normal au D-Log M ou au HLG s’effectue avant de démarrer l’enregistrement.
Stockage interne, transfert et cartes mémoire recommandées
La gestion des données a été pensée pour simplifier le flux de travail. Fini le stress de la carte pleine : le drone embarque désormais 42 Go de stockage interne, une avancée significative comparée aux 2 Go des générations précédentes. Cette capacité offre une marge de manœuvre confortable pour plusieurs vols, tout en servant de solution de secours si vous oubliez votre carte microSD.
Pour un transfert rapide de vos rushs vers un smartphone, la connectivité Wi-Fi 6 atteint une vitesse de 100 Mo/s. Un fichier de plusieurs gigaoctets se copie donc très rapidement, sans manipulation de carte mémoire. Le tout s’effectue via l’application DJI Fly, ce qui permet une publication quasi instantanée sur les réseaux sociaux.
Côté carte mémoire, il est impératif de choisir un modèle respectant les recommandations du fabricant pour éviter tout arrêt d’enregistrement. Privilégiez des cartes microSD U3 ou V30 au minimum afin de suivre le débit élevé du capteur. Cette précaution garantit la stabilité de l’enregistrement en 4K120 et évite les pertes de données pendant les prises de vues les plus intenses.
