Test DJI Mini 4 Pro : le test complet du drone nouvelle génération

Le DJI Mini 4 Pro excelle en vidéo 4K/60 ips et photo 48 MP.

  • 4K/100 ips pour un ralenti fluide.
  • Capteur 1/1,3 pouce avec ouverture f/1.7.
  • Formats photo RAW (DNG) et JPEG disponibles.
  • D-Log M 10 bits pour la post-production.
  • OcuSync 4 : flux 1080p/60 ips, latence 120 ms.

Qualité vidéo : résolutions, codecs, D-Log M, HDR et modes créatifs

Formats, résolutions et profils d’image du DJI Mini 4 Pro

  • 4K jusqu’à 60 ips en résolution maximale standard, avec un ralenti fluide en 4K/100 ips.
  • Profils d’image Normal, HLG et D-Log M 10 bits pour une flexibilité maximale en post-production.
  • Débit vidéo pouvant dépasser 1 Go/min en 4K60p, signe d’un encodage riche en détails.
  • Processeur de nouvelle génération qui élargit la plage dynamique et améliore la gestion des hautes lumières.
  • Stabilisation vidéo efficace, même par vent soutenu, grâce à la nacelle 3 axes mécanique.

Modes créatifs et rendu vidéo : QuickShots, Mastershots et Hyperlapse

Au-delà de la qualité technique, le DJI Mini 4 Pro embarque l’ensemble des modes créatifs de la marque : QuickShots, Mastershots, Hyperlapse et Spotlight. Ces fonctions automatisent des trajectoires de caméra complexes pour un rendu spectaculaire sans compétence de pilotage. La plage dynamique élargie du nouveau processeur améliore la gestion des hautes lumières, même si le D-Log M demande un étalonnage en post-production.

La transmission vidéo OcuSync 4 offre un flux 1080p/60 ips avec une latence annoncée de seulement 120 ms, garantissant un retour image net et réactif pendant les prises de vue. Avec une portée théorique de 18 km (10 km en Europe), le pilotage vidéo à distance reste stable et fiable. Les modes Hyperlapse fixent des intervalles de prise de vue précis pour créer des time-lapses cinématiques en mouvement.

Qualité photo : capteur 48 MP, formats RAW et rendu réel

test dji mini 4 pro
Caractéristique Valeur technique
Taille du capteur CMOS 1/1,3 pouce
Définition maximale des photos 48 MP
Définition native recommandée 12 MP
Formats de fichier JPEG, RAW (DNG), JPEG+RAW
Ouverture de l’objectif f/1.7

Capteur, définitions et formats disponibles

Le DJI Mini 4 Pro repose sur un capteur CMOS 1/1,3 pouce capable de délivrer des photos en 12 MP ou 48 MP. Les formats JPEG, RAW (DNG) et JPEG+RAW sont proposés. Le mode 48 MP est obtenu par déplacement du capteur et combine huit clichés, une technique efficace en conditions statiques mais qui montre ses limites sur les sujets en mouvement. Pour un appareil de cette catégorie, la définition native de 12 MP reste la plus fiable au quotidien.

Rendu réel et plage dynamique de l’image

La qualité optimale s’obtient en 12 MP à 100 ISO, avec un bruit très faible jusqu’à 400 ISO. En mode automatique, le rendu des couleurs et la gestion de l’exposition sont jugés très réussis. L’objectif affiche une focale équivalente de 24 mm avec une ouverture de f/1.7, un ensemble qui capte correctement la lumière en fin de journée. Les modes panoramiques complètent l’arsenal de prise de vue pour des images jusqu’à 12 000 pixels de large.

– Mode sphère : définition de 12000 x 6000 pixels pour une vue immersive à 360°
– Panorama 180° : définition de 12000 x 4352 pixels pour les grands espaces
– Panorama grand-angle : définition de 8000 x 5632 pixels, idéal pour le paysage
– Photo 12 MP (4:3) : définition native de 4032 x 3024 pixels pour un rendu net
– Photo 48 MP (4:3) : définition interpolée de 8064 x 6048 pixels en condition statique

La plage dynamique se montre généreuse pour un capteur de cette taille, avec des hautes lumières correctement préservées en plein soleil. En photographie de paysage ou en vol statique au-dessus d’un point d’intérêt, le résultat se rapproche de ce que propose un Mini 3 Pro, mais avec un traitement logiciel plus abouti grâce au nouveau processeur. Face au vent, le capteur stabilise correctement l’ensemble pour conserver des clichés nets, même si le mode 48 MP sollicite davantage la mémoire interne de 2 Go disponible sur l’appareil.

Autonomie et gestion de la batterie en conditions réelles

Autonomie réelle : vol stationnaire, vol dynamique et facteurs d’influence

L’autonomie annoncée de 34 minutes est une valeur théorique qui ne se vérifie pas en usage réel. En vol stationnaire, le DJI Mini 4 Pro déclenche l’alerte batterie faible après 22 minutes 30 et la batterie critique à 24 minutes. En vol dynamique, comptez environ 25 minutes en moyenne, avec une forte variation selon la vitesse, les manœuvres et surtout le vent : plus l’appareil doit compenser, plus la consommation augmente.

Ce chiffre de 25 minutes reste très honnête pour un drone de cette catégorie. Il faut néanmoins intégrer le temps de mise en place, les réglages et les prises de vue répétées : prévoyez une marge de sécurité d’au moins 25 % avant de rentrer un vol programmé.

Batterie intelligente : capacité, gestion et option Plus

La batterie du Mini 4 Pro est une Li-Ion 2S de 2590 mAh annoncée. En conditions de test, la capacité réelle mesurée est de 2453 mAh, soit environ 5 % de moins que la valeur théorique. Elle intègre 4 LED d’indicateur de charge et fonctionne sous une tension de cellules de 8,6 V. Son poids s’établit à 77,2 g, tandis que le drone sans batterie pèse 171,6 g, ce qui explique le poids total sous la barre des 250 g.

– Li-Ion 2S 2590 mAh annoncée pour la capacité
– 2453 mAh de capacité réelle mesurée en test
– 8,6 V pour la tension des cellules
– 4 LED pour l’indicateur de charge
– 77,2 g pour le poids de la batterie
– Batterie Plus : autonomie accrue mais dépasse les 250 g

L’option batterie Plus permet de prolonger les sessions mais fait dépasser la limite réglementaire des 250 g. Conséquence directe : l’appareil passe alors en classe C1 au lieu de la classe C0, avec des restrictions supplémentaires, notamment la hauteur de vol maximale qui passe de 120 m en C0. Pour la majorité des usages loisir, la batterie standard reste recommandée.

Performances de vol : vitesse, stabilité, résistance au vent et modes

Vitesse, modes de vol et comportement en conditions réelles

  • 58 km/h : vitesse maximale mesurée en mode Sport (16 m/s annoncés)
  • 12 m/s : vitesse maximale en mode Normal, soit 43,3 km/h mesurés
  • Mode Cine : idéal pour des ralentis fluides et des travées maîtrisées
  • 38,5 km/h : résistance au vent annoncée, soit 10,7 m/s
  • 32 km/h : vent réel subi lors du test, l’appareil « gigotait »
  • Moteurs identiques à ceux du Mini 3 Pro, malgré le nouveau processeur

Le DJI Mini 4 Pro propose trois modes de vol principaux : Normal, Sport et Cine. En conditions réelles, la vitesse maximale mesurée atteint 58,1 km/h en mode Sport, ce qui correspond aux 16 m/s annoncés par le constructeur. Le mode Normal plafonne à 12 m/s (environ 43,3 km/h mesurés), tandis que le mode Cine bride volontairement les mouvements pour obtenir des plans cinématographiques parfaitement lisses.

Stabilité en vol : ce que vaut la résistance au vent annoncée

Le DJI Mini 4 Pro annonce une résistance au vent de 38,5 km/h, une valeur théorique conforme à la norme. En conditions réelles, dès 32 km/h, l’appareil commence à « gigoter » : la stabilisation de la nacelle compense en partie, mais les vidéos peuvent montrer des mouvements résiduels et la vitesse au vent diminue sensiblement, surtout face aux rafales.

Ce comportement s’explique par la conception même de l’appareil. Avec ses 249 g et ses moteurs identiques à ceux du Mini 3 Pro, le drone reste léger et offre une prise au vent non négligeable. En dessous de 25 km/h de vent, la stabilité est exemplaire : les vidéos restent parfaitement fluides grâce à la nacelle trois axes. Au-delà, il faut anticiper des mouvements de lacet et des corrections visibles à l’écran, en particulier lors des vols face au vent ou en descente rapide.

En résumé, le Mini 4 Pro se comporte très bien dans la plupart des conditions météorologiques, mais il ne remplace pas un drone plus lourd comme l’Air 3 ou le Mavic 3 Pro lorsqu’il s’agit d’affronter des rafales soutenues ou des environnements ventés. Pour un usage débutant ou intermédiaire, cette limite est rarement bloquante, mais mieux vaut la connaître avant de s’aventurer en montagne ou sur le littoral par temps agité.

Détection et évitement d’obstacles : capteurs et APAS 5.0

Le DJI Mini 4 Pro est équipé d’une détection d’obstacles omnidirectionnelle à 360°, un exploit pour un drone de moins de 250 g. Le système repose sur des caméras fish-eye à l’avant, à l’arrière et sous l’appareil, complétées par un capteur ToF permettant une vue complète de l’environnement.

L’APAS 5.0 gère l’évitement actif en modes Normal et Cine : il contourne les obstacles plutôt que de s’arrêter, facilitant les vols en sous-bois. Attention, le mode Sport désactive cette assistance : la responsabilité du pilotage revient alors entièrement au pilote.

Si la protection est efficace à basse vitesse, les capteurs restent limités sur les branches fines et les câbles. Ce système constitue une aide précieuse pour les débutants, mais ne remplace pas la vigilance pendant le vol.

Comparaison DJI Mini 4 Pro avec le Mini 3 Pro, Air 3 et Mavic 3 Pro

Caractéristique DJI Mini 4 Pro DJI Mini 3 Pro DJI Air 3 / Mavic 3 Pro
Poids Moins de 250 g Moins de 250 g 720 g à 958 g
Capteur photo CMOS 1/1,3″ 48 MP CMOS 1/1,3″ 48 MP 1″ ou 4/3 CMOS
Vidéo maximale 4K/60 ips HDR 4K/60 ips 4K/120 ips ou 5.1K
Ralenti 4K/100 ips 4K/60 ips max 4K/100 ips
Transmission OcuSync 4 20 km OcuSync 3 12 km O4 / O3+ 20 km
Détection obstacles Omnidirectionnelle 360° Tridirectionnelle Omnidirectionnelle
Classe réglementaire C0 vol libre C0 vol libre C1 restrictions

Faut-il passer du Mini 3 Pro au Mini 4 Pro ?

Le Mini 4 Pro conserve le capteur de son prédécesseur : l’amélioration d’image vient du processeur, qui autorise le HDR en 4K/60 ips, le ralenti 4K/100 ips et une meilleure plage dynamique. La transmission OcuSync 4 remplace l’O3 du Mini 3 Pro avec une portée et une qualité accrues jusqu’à 20 km hors Europe et 10 km en Europe, contre 12 km pour l’O3. Le passage d’un Mini 3 Pro vers le Mini 4 Pro se justifie par la détection omnidirectionnelle et la transmission, mais pas par un gain d’image majeur. Si vous volez déjà avec un Mini 3 Pro et que l’évitement d’obstacles à 360° ne vous manque pas, la mise à niveau reste facultative.

Quel positionnement face au Air 3 et Mavic 3 Pro ?

Les DJI Air 3 et Mavic 3 Pro, plus lourds, sont nettement moins impactés par les vents forts et offrent des capteurs plus grands. Ils se positionnent une gamme au-dessus pour la qualité d’image et la polyvalence créative. Le DJI Mini 4 Pro conserve l’avantage décisif de la classe C0 : son poids plume de 250 g lui permet de voler quasiment partout, y compris à proximité des personnes et au-dessus de la voie publique, ce qui n’est pas permis aux drones plus lourds. Pour un usage loisir ou une première incursion en vidéo aérienne qualitative, le Mini 4 Pro suffit amplement. Les modèles Air 3 et Mavic 3 Pro s’adressent aux créateurs exigeants qui privilégient la robustesse au vent et la latitude de post-traitement offerte par les capteurs plus grands.

Bilan du test DJI Mini 4 Pro : points forts, points faibles et verdict

Le DJI Mini 4 Pro cumule les qualités : très compact et léger, il reste sous la barre des 250 g tout en offrant une détection d’obstacles omnidirectionnelle. Silencieux et doté d’un nouveau processeur, il produit une image supérieure à celle du Mini 3 Pro, notamment en 4K/60 ips HDR. Ces atouts lui valent une note moyenne de 4,5 sur 5 auprès des utilisateurs.

Ses points faibles sont la faiblesse face aux vents forts sa résistance annoncée de 38,5 km/h se révèle optimiste et un zoom numérique de qualité médiocre. Notre verdict rejoint celui des tests spécialisés : c’est le meilleur appareil de sa catégorie sous 250 g, à condition de ne pas déjà posséder un Mini 3 Pro. Le gap, malgré une transmission O4 et le ralenti 4K/100 ips, justifie difficilement la mise à jour pour un usage loisir.